Burundi en 2004 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-03-2006

Contexte


Le Burundi, pays essentiellement agricole, sort progressivement d'une guerre civile aux causes diverses et profondes (tensions sociales et ethniques exacerbées, pression démographique et accès à la terre, absence de structures publiques et étatiques solides, situation de pauvreté endémique,&). Depuis les accords d'Arusha, finalisés en août 2000, le pays est entré dans un processus inclusif de négociation avec les ex-groupes armés qui devrait aboutir en février 2005 à l'organisation du référendum sur la constitution post transition (première étape du cycle électoral).

La grave désorganisation du pays a un impact catastrophique sur la population : déstructuration des services publics, chute de la production, diminution de la qualité et de l'accessibilité aux services sociaux de base, flux important de réfugiés (principalement en Tanzanie) et de personnes déplacées (sur le territoire national).
68% de la population vit avec moins d'un dollar US par jour. Le Burundi occupe la 173 ème place sur 177 pays au classement de l'Indicateur du  Développement Humain (Rapport mondial sur le développement humain, PNUD 2004).

Les actions de l'APEFE au Burundi ont été initiées en 1979. Arrêtées brutalement pendant la crise en 1996, elles ont progressivement repris dans un contexte qui reste difficile et instable. De juillet 1999 à mai 2002, plusieurs missions d'identification techniques ou diplomatiques ont été organisées. Celles-ci ont motivé la création du bureau de coordination en octobre 2002 et la relance de la coopération. Le nouvel accord cadre, approuvé en juin 2003 par le Ministère burundais des Relations Extérieures et de la Coopération, a formalisé les modalités du partenariat APEFE avec les ministères techniques des trois secteurs prioritaires retenus, à savoir:
  • politique en matière de population, santé et fertilité: lutte contre les MST et le VIH/SIDA;
  • éducation: formation professionnelle;
  • gouvernement et société civile: aide au maintien de la paix à l'issue du conflit, et liberté de l'information.

  • L'implication de l'APEFE dans le premier secteur est motivée par  l'impact économique, sanitaire, démographique et social de la pandémie du VIH/SIDA au Burundi et justifie une approche globale et transversale. Une première intervention centrale et stratégique devrait être complétée par deux interventions plus ciblées sur les jeunes et les femmes. Un lien direct sera déployé entre le secteur « politique en matière de santé » et le secteur  « éducation ».

    La nécessité de répondre à la demande quantitative et qualitative de techniciens et de développer des activités dans les secteurs secondaire et tertiaire, répond à l'urgence d'une relance économique prioritaire pour les autorités burundaises et internationales.
    Dès lors, l'APEFE compte s'investir aussi bien dans le secteur formel que non formel : formation continue des formateurs au Bureau d'Etude de l'Enseignement Technique, formation de formateurs à l'Ecole Normale Supérieure, réactivation des curriculums et des outils pédagogiques à la Direction Générale des Bureaux Pédagogiques et appuis à la réinsertion sociale au Ministère en charge de l'Enseignement des Métiers.

    Le troisième secteur particulièrement important compte tenu du contexte burundais, justifie deux interventions complémentaires actuellement mises en Suvre. Une première intervention favorise le perfectionnement de ressources humaines locales impliquées dans le domaine de la défense des droits de l'homme. La seconde développe, dans le contexte de la réconciliation nationale, des activités d'éducation à la Paix au sein de la communauté burundaise.
    Par ailleurs, un programme de formations ponctuelles est en cours de développement auprès de la Radio Télévision Nationale du Burundi. Il devrait permettre à celle-ci d'assumer son rôle pédagogique d'information dans le cadre des échéances électorales à venir.

    L'année 2005 devrait être caractérisée par l'opérationnalisation sur le long terme de 3 interventions « Sida » et d'au moins 4 interventions dans le secteur de l'éducation.

    Projets et interventions

    2.1. Santé

    L'APEFE a instruit trois interventions: un appui institutionnel au Ministère à la Présidence en charge de la Lutte contre le SIDA (MPLS) en vue de l'opérationnalisation d'une cellule IEC/SIDA de prévention primaire et le renforcement de la qualité technique des actions de communication/sida de prévention primaire auprès des jeunes et en faveur des femmes.

    Au Burundi, l'épidémie du VIH/SIDA a un profond impact sur la société. Sur le plan démographique, on estime qu'en 2010, l'espérance de vie à la naissance pourrait ne plus être que de 39 ans si la tendance évolutive actuelle de cette épidémie se maintient. Au niveau sanitaire, le SIDA est devenu la première cause de décès chez l'adulte et une cause importante de mortalité infantile dans le pays.
    Sur le plan économique, le VIH/SIDA a également un impact négatif très fort sur les dépenses de santé, sur la croissance économique et sur les conditions de vie de la population productive (en majeure partie chef de famille, pauvre, non assurée et sans appui adéquat). Sur le plan social, les effets sont multiples : le vécu de l'épidémie est marqué par une discrimination envers les personnes contaminées, la cellule familiale se déstructure, le nombre d'orphelins est en augmentation croissante, la pauvreté s'accroît, la main d'Suvre est de moins en moins disponible alors que se multiplie le nombre de familles monoparentales dirigées par des femmes ou des personnes âgées et même par des « enfants chefs de famille ».

    Les trois interventions instruites s'intègrent dans le Programmes d'action national de Lutte contre le Sida 2003-2006 et visent à contribuer à l'opérationnalisation d'une politique nationale de communication et de coordination dans le cadre de la lutte contre cette épidémie, ainsi qu'à renforcer  la qualité des actions de communication SIDA envers les jeunes  et  tenant compte du genre au Burundi.
    Suite à un travail important de préparation, les interventions proposent d'appuyer dès 2005, le secrétariat Exécutif Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida (SEP-CNLS), organe chargé de coordonner techniquement le programme multisectoriel et décentralisé de lutte contre le Sida au Burundi. Cet appui consiste à la mise à disposition d'une expertise pendant trois ans chargée d'appuyer les capacités locales et de développer un programme de communication et de formation.


    2.2. Education : formation professionnelle


    2.2.1. Renforcement du Bureau d'Etude de l'Enseignement Secondaire Technique et Professionnel dans les  filières Génie mécanique, Chimie appliquée, Génie électrique, Electronique  et Informatique

    L'évaluation faite fin 2001, a contribué à décrire la situation suivante : l'aide de la coopération internationale à l'enseignement technique s'est interrompue durant la crise. D'une manière générale, les infrastructures sont depuis lors dans un état critique, les équipements sont vétustes et les pièces de rechange font défaut. Les consommables et matériaux nécessaires à la pratique sont épuisés. Les filières dites technologiques ou industrielles sont peu développées. Les professeurs ne bénéficient pas d'un encadrement pédagogique suffisant et manquent de formation initiale et continue.

    Dans ce contexte, les interventions proposées s'inscrivent dans le projet d'Appui à l'Enseignement Secondaire Technique et Professionnel (AEST) de la Coopération Technique Belge au Burundi qui sera opérationnel en 2005. Le projet belge vise à redynamiser qualitativement et quantitativement l'enseignement technique et principalement les filières dites technologiques. Des infrastructures seront construites, étendues ou réhabilitées. Des équipements seront fournis ou réfectionnés. Le Bureau d'Etudes de l'Enseignement Technique (BEET) chargé d'encadrer les écoles et les enseignants sera renforcé.

    L'intervention de l'APEFE consistera à développer l'adéquation formation  emploi, à appuyer la formation du personnel éducatif et à encadrer les écoles notamment dans la définition des besoins et l'installation des nouveaux équipements. Quatre ateliers du BEET bénéficieront d'une assistance technique de longue durée (5 ans). La rédaction de nouveaux curriculums, d'outils pédagogiques et l'encadrement sur terrain des enseignants au sein des établissements devrait contribuer à terme à développer des nouvelles formations porteuses d'emploi et assurer l'accompagnement des lauréats.


    2.2.2. Aide à l'introduction de l'approche par compétences au Ministère de l'Education Nationale

    Le système éducatif burundais fait face à deux principaux défis : le défi de l'accès et celui de la qualité. Au niveau de la qualité, le système souffre  d'un certain nombre de lacunes : la non adéquation des programmes de formation à l'évolution technique et scientifique, l'insuffisance chronique du matériel didactique, la non qualification des enseignants surtout au niveau de l'enseignement secondaire (65% de non qualifiés), les effectifs pléthoriques à tous les niveaux d'enseignements, les infrastructures vétustes et mal équipées.

    Le Burundi est en phase de renouvellement des programmes au niveau de l'enseignement primaire et secondaire, un renfort en expertise  se justifie pour aider les Bureaux Pédagogiques (BER, BEPES, BEET) à mieux remplir leurs missions qui sont l'élaboration des programmes de formation, la rédaction des manuels des élèves et des guides méthodologiques des enseignants, la conception des matériels didactiques, la formation continue des personnels enseignants, le suivi et l'encadrement des enseignants, l'évaluation interne des  acquis scolaires.

    Ce processus de révision des programmes nécessite un appui en  expertise pour asseoir la compréhension de l'approche par compétences et l'élaboration des outils pédagogiques par les conseillers des bureaux pédagogiques. Un besoin en expertise au sein de la Direction Générale des Bureaux Pédagogiques a donc été identifié et précisé afin de contribuer à la formation approfondie des conseillers à l'approche par les compétences et à l'accompagnement de ceux-ci dans l'élaboration des outils pédagogiques (guide méthodologique des enseignants et manuel de l'élève).


    2.2.3. Soutien au Ministère de l'Artisanat, de l'Enseignement des Métiers et de l'Alphabétisation des Adultes en matière de formation professionnelle non formelle

    Au Burundi, l'éducation repose sur 2 systèmes : le formel et le non formel. Cependant, le système informel a été délaissé et le formel ne répond pas à toute la demande nationale. Approximativement 70% des élèves qui passent le concours national (en fin du cycle primaire) n'accèdent pas au secondaire public. Ces jeunes exclus doivent être récupérés dans des structures de formation qui puissent leur fournir les compétences nécessaires.

    Il n'existe pas de lien intrinsèque entre l'alphabétisation, l'enseignement des métiers et le perfectionnement professionnel. Les orientations restent confuses et les actions manquent de planification. Il n'existe aucune instance centrale pour le pilotage de l'enseignement professionnel non formel. Enfin, dans le contexte actuel de démobilisation, désarmement et réintégration (DDR) des ex-combattants, les centres d'Enseignement des Métiers répartis dans le pays vont bénéficier d'un appui de la Communauté Internationale. La réinsertion sociale et professionnelle des ex-hommes en armes est incontournable pour poursuivre sereinement le processus de pacification et de réconciliation nationale en cours.

    Une mission d'identification a été menée fin 2004 et propose des pistes qui seront étudiées et approfondies lors de la mission d'instruction qui devrait permettre le démarrage des premières interventions de l'APEFE en 2005.


    2.2.4. Renforcement des structures de formation, formation continuée et de formation de formateurs dans les filières techniques et professionnelles du département des sciences appliquées de l'Ecole Normale Supérieure (ENS)

    L'enseignement technique a été délaissé au sein de l'enseignement secondaire burundais. Il compte 23 écoles pour 4800 étudiants, soit 8% de la population totale des écoles secondaires. Le déficit quantitatif et qualitatif des ressources humaines est criant. Un des objectifs du Gouvernement et du Ministère de l'Education Nationale (MEN) est d'atteindre une proportion de 60/40 entre l'enseignement général et technique.

    D'autre part, l'ENS a été créée en octobre 1999 pour être la seule structure de formation de formateurs à l'échelle nationale. Elle forme en trois ans les futurs enseignants des écoles secondaires de l'enseignement général, pédagogique et technique. Elle est organisée en trois départements : Sciences Humaines, Sciences Naturelles et Sciences Appliquées.
    2.1. Santé

    L'APEFE a instruit trois interventions: un appui institutionnel au Ministère à la Présidence en charge de la Lutte contre le SIDA (MPLS) en vue de l'opérationnalisation d'une cellule IEC/SIDA de prévention primaire et le renforcement de la qualité technique des actions de communication/sida de prévention primaire auprès des jeunes et en faveur des femmes.

    Au Burundi, l'épidémie du VIH/SIDA a un profond impact sur la société. Sur le plan démographique, on estime qu'en 2010, l'espérance de vie à la naissance pourrait ne plus être que de 39 ans si la tendance évolutive actuelle de cette épidémie se maintient. Au niveau sanitaire, le SIDA est devenu la première cause de décès chez l'adulte et une cause importante de mortalité infantile dans le pays.
    Sur le plan économique, le VIH/SIDA a également un impact négatif très fort sur les dépenses de santé, sur la croissance économique et sur les conditions de vie de la population prodréhabilitation des sinistrés dans la paix et avec équité, uctive (en majeure partie chef de famille, pauvre, non assurée et sans appui adéquat). Sur le plan social, les effets sont multiples : le vécu de l'épidémie est marqué par une discrimination envers les personnes contaminées, la cellule familiale se déstructure, le nombre d'orphelins est en augmentation croissante, la pauvreté s'accroît, la main d'Suvre est de moins en moins disponible alors que se multiplie le nombre de familles monoparentales dirigées par des femmes ou des personnes âgées et même par des « enfants chefs de famille ».

    Les trois interventions instruites s'intègrent dans le Programmes d'action national de Lutte contre le Sida 2003-2006 et visent à contribuer à l'opérationnalisation d'une politique nationale de communication et de coordination dans le cadre de la lutte contre cette épidémie, ainsi qu'à renforcer  la qualité des actions de communication SIDA envers les jeunes  et  tenant compte du genre au Burundi.
    Suite à un travail important de préparation, les interventions proposent d'appuyer dès 2005, le secrétariat Exécutif Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida (SEP-CNLS), organe chargé de coordonner techniquement le programme multisectoriel et décentralisé de lutte contre le Sida au Burundi. Cet appui consiste à la mise à disposition d'une expertise pendant trois ans chargée d'appuyer les capacités locales et de développer un programme de communication et de formation.


    2.2. Education : formation professionnelle


    2.2.1. Renforcement du Bureau d'Etude de l'Enseignement Secondaire Technique et Professionnel dans les  filières Génie mécanique, Chimie appliquée, Génie électrique, Electronique  et Informatique

    L'évaluation faite fin 2001, a contribué à décrire la situation suivante : l'aide de la coopération internationale à l'enseignement technique s'est interrompue durant la crise. D'une manière générale, les infrastructures sont depuis lors dans un état critique, les équipements sont vétustes et les pièces de rechange font défaut. Les consommables et matériaux nécessaires à la pratique sont épuisés. Les filières dites technologiques ou industrielles sont peu développées. Les professeurs ne bénéficient pas d'un encadrement pédagogique suffisant et manquent de formation initiale et continue.

    Dans ce contexte, les interventions proposées s'inscrivent dans le projet d'Appui à l'Enseignement Secondaire Technique et Professionnel (AEST) de la Coopération Technique Belge au Burundi qui sera opérationnel en 2005. Le projet belge vise à redynamiser qualitativement et quantitativement l'enseignement technique et principalement les filières dites technologiques. Des infrastructures seront construites, étendues ou réhabilitées. Des équipements seront fournis ou réfectionnés. Le Bureau d'Etudes de l'Enseignement Technique (BEET) chargé d'encadrer les écoles et les enseignants sera renforcé.

    L'intervention de l'APEFE consistera à développer l'adéquation formation  emploi, à appuyer la formation du personnel éducatif et à encadrer les écoles notamment dans la définition des besoins et l'installation des nouveaux équipements. Quatre ateliers du BEET bénéficieront d'une assistance technique de longue durée (5 ans). La rédaction de nouveaux curriculums, d'outils pédagogiques et l'encadrement sur terrain des enseignants au sein des établissements devrait contribuer à terme à développer des nouvelles formations porteuses d'emploi et assurer l'accompagnement des lauréats.


    2.2.2. Aide à l'introduction de l'approche par compétences au Ministère de l'Education Nationale

    Le système éducatif burundais fait face à deux principaux défis : le défi de l'accès et celui de la qualité. Au niveau de la qualité, le système souffre  d'un certain nombre de lacunes : la non adéquation des programmes de formation à l'évolution technique et scientifique, l'insuffisance chronique du matériel didactique, la non qualification des enseignants surtout au niveau de l'enseignement secondaire (65% de non qualifiés), les effectifs pléthoriques à tous les niveaux d'enseignements, les infrastructures vétustes et mal équipées.

    Le Burundi est en phase de renouvellement des programmes au niveau de l'enseignement primaire et secondaire, un renfort en expertise  se justifie pour aider les Bureaux Pédagogiques (BER, BEPES, BEET) à mieux remplir leurs missions qui sont l'élaboration des programmes de formation, la rédaction des manuels des élèves et des guides méthodologiques des enseignants, la conception des matériels didactiques, la formation continue des personnels enseignants, le suivi et l'encadrement des enseignants, l'évaluation interne des  acquis scolaires.

    Ce processus de révision des programmes nécessite un appui en  expertise pour asseoir la compréhension de l'approche par compétences et l'élaboration des outils pédagogiques par les conseillers des bureaux pédagogiques. Un besoin en expertise au sein de la Direction Générale des Bureaux Pédagogiques a donc été identifié et précisé afin de contribuer à la formation approfondie des conseillers à l'approche par les compétences et à l'accompagnement de ceux-ci dans l'élaboration des outils pédagogiques (guide méthodologique des enseignants et manuel de l'élève).


    2.2.3. Soutien au Ministère de l'Artisanat, de l'Enseignement des Métiers et de l'Alphabétisation des Adultes en matière de formation professionnelle non formelle

    Au Burundi, l'éducation repose sur 2 systèmes : le formel et le non formel. Cependant, le système informel a été délaissé et le formel ne répond pas à toute la demande nationale. Approximativement 70% des élèves qui passent le concours national (en fin du cycle primaire) n'accèdent pas au secondaire public. Ces jeunes exclus doivent être récupérés dans des structures de formation qui puissent leur fournir les compétences nécessaires.

    Il n'existe pas de lien intrinsèque entre l'alphabétisation, l'enseignement des métiers et le perfectionnement professionnel. Les orientations restent confuses et les actions manquent de planification. Il n'existe aucune instance centrale pour le pilotage de l'enseignement professionnel non formel. Enfin, dans le contexte actuel de démobilisation, désarmement et réintégration (DDR) des ex-combattants, les centres d'Enseignement des Métiers répartis dans le pays vont bénéficier d'un appui de la Communauté Internationale. La réinsertion sociale et professionnelle des ex-hommes en armes est incontournable pour poursuivre sereinement le processus de pacification et de réconciliation nationale en cours.

    Une mission d'identification a été menée fin 2004 et propose des pistes qui seront étudiées et approfondies lors de la mission d'instruction qui devrait permettre le démarrage des premières interventions de l'APEFE en 2005.


    2.2.4. Renforcement des structures de formation, formation continuée et de formation de formateurs dans les filières techniques et professionnelles du département des sciences appliquées de l'Ecole Normale Supérieure (ENS)

    L'enseignement technique a été délaissé au sein de l'enseignement secondaire burundais. Il compte 23 écoles pour 4800 étudiants, soit 8% de la population totale des écoles secondaires. Le déficit quantitatif et qualitatif des ressources humaines est criant. Un des objectifs du Gouvernement et du Ministère de l'Education Nationale (MEN) est d'atteindre une proportion de 60/40 entre l'enseignement général et technique.

    D'autre part, l'ENS a été créée en octobre 1999 pour être la seule structure de formation de formateurs à l'échelle nationale. Elle forme en trois ans les futurs enseignants des écoles secondaires de l'enseignement général, pédagogique et technique. Elle est organisée en trois départements : Sciences Humaines, Sciences Naturelles et Sciences Appliquées.

    Complémentairement au projet d'appui de l'enseignement technique belge auquel l'APEFE est associée, la nécessité d'un appui au département des Sciences Appliquées de l'ENS s'est confirmée.
    Ce département contribue à la formation des futurs enseignants des filières technologiques de l'enseignement secondaire burundais. Une mission d'identification et d'évaluation de l'ENS a été organisée fin 2004 et a formulé des recommandations. Sur cette base, des appuis ciblés sont envisagés durant l'année 2005.
    • lutte contre l'impunité,
    • mise en Suvre des dispositions relatives à la réconciliation.
    • réhabilitation des sinistrés dans la paix et avec équité,

    La renforcement de la Chaire UNESCO en Education à la Paix et la Résolution de Conflits de l'Université du Burundi s'inscrit dans une volonté de participation active à la restauration et au maintien de la paix.
    Depuis mai 2004, une assistance technique est attachée à la Chaire UNESCO et contribue aux missions essentielles de la structure à savoir : promouvoir un système intégré de recherche, de formation, d'information et de documentation dans les domaines de l'éducation à la paix de la résolution de conflit, des droits de l'homme de la démocratie et la de tolérance ; développer la coopération inter-universitaire et sous-régionale ; améliorer l'implantation de l'Université dans la communauté burundaise.

    Sa contribution consiste en l'identification de personnes ressources, le contact avec les associations locales travaillant dans le domaine, avec les organes institutionnels nationaux et les organisations internationales, la constitution d'un pool d'experts nationaux, la réalisation et la publication de travaux de recherche, l'établissement de contacts avec les autres Chaires et d'autres partenaires mais aussi la recherche de fonds permettant la poursuite du projet.

    Un atelier de réflexion sur le programme d'éducation civique a été organisé fin 2004 et six autres formations à l'attention de publics - cibles sont prévues en 2005.


    2.3.2. Mise en place d'un diplôme d'études supérieures spécialisées en Droits de l'Homme et résolution pacifique des conflits

    Le seuil de violence et la situation des droits de l'homme ont atteint un niveau des plus préoccupants au Burundi. La recrudescence récente du phénomène de viols y-compris ceux impliquant des enfants en bas âge est un des indices des plus négatifs sur l'état de la société burundaise.
    Des phénomènes tels que l'impunité, la corruption, le déficit de l'encadrement de l'administration, voire l'isolement de certaines institutions locales ont été observés récemment. Cette dévalorisation ne s'est pas limitée au niveau institutionnel, les rapports-mêmes entre les différents groupes ethniques et sociaux fondés sur la solidarité et les échanges divers ont souvent été détruits par la crise.

    Dans ce contexte, la réhabilitation des valeurs positives à la base de la communauté est une voie prioritaire pour retrouver les piliers de la société. C'est en partant de ces valeurs fondamentales et de leur lien avec les droits humains fondamentaux que l'Etat de droit, garant du respect des droits et devoirs de chaque citoyen, pourra se reconstruire. Retrouver des valeurs positives, réinstaurer la confiance, la tolérance et la paix, nécessite de s'investir dans la culture de la paix.

    Dans ce cadre, l'APEFE appuie le lancement d'un Diplôme d'Etudes Supérieur Spécialisé en Droits de l'Homme au sein de la Chaire UNESCO de l'Université du Burundi.
    Une assistante technique est chargée d'assurer sa mise en Suvre depuis juillet 2004. Cette formation pluridisciplinaire est destinée à une trentaine d'acteurs du monde judiciaire et des associations locales actives dans le secteur. Les cours sont donnés à horaire décalé par des professeurs visiteurs et des nationaux. Des activités de recherche seront menées dans le cadre des travaux d'études réalisés par les bénéficiaires de la formation.


    2.3.3. Renforcement structurel de la production des télévisions burundaise et rwandaise par une formation d'équipes de production et de post-production

    Au Burundi, les besoins de la RTNB sont immenses en matière de formation. Les retards accumulés face aux technologies nouvelles qui bouleversent les méthodes de travail creusent un fossé qui ne cesse de s'élargir et qui met en péril le développement.
    Les enjeux sont donc d'autant plus importants que les pays d'Afrique des Grands Lacs s'attachent beaucoup aujourd'hui à restaurer une paix civile qui a fait défaut ces dernières années, avec une volonté réelle de garantir les libertés. La création audiovisuelle renforce l'identité culturelle et la cohésion sociale. La perspective des élections a motivé la coopération fédérale belge à investir dans un plan de réhabilitation de la radio-télévision publique burundaise garante d'une information pluraliste.

    Moyennant la mise en oeuvre d'une stratégie de formations progressives et cohérentes agissant sur toute la chaîne de production, le CIRTEF et l'APEFE contribuent à asseoir une réelle production propre. Suite à une mission menée début 2004, un plan global de formation a été formulé avec les partenaires.

    Dans ce cadre, deux formations in situ ont été menées durant l'année : l'une en l'exploitation audio-numérique ; l'autre en scénarisation. Pour 2005, le plan prévoit deux autres formations.


    2.3. Gouvernement et société civile: aide au maintien de la paix à l'issue du conflit, et liberté de l'information


    2.3.1. Appui à la Chaire Unesco en Education à la Paix et à la Résolution des conflits au sein de l'Université du Burundi
     
    Le séminaire tenu en mai 2004 sur l'Etat des lieux de l'Education à la Paix a permis la formulation des priorités suivantes :
    • promotion d'une éducation à la citoyenneté et aux valeurs démocratiques,
    • développement de programmes qui rapprochent les différentes composantes de la population,
    • mise en place d'un processus de démocratisation s'attachant à concilier les valeurs culturelles universelles communes à la famille humaine mondiale,
    • réhabilitation des sinistrés dans la paix et avec équité,
    • lutte contre l'impunité,
    • mise en Suvre des dispositions relatives à la réconciliation.

    La renforcement de la Chaire UNESCO en Education à la Paix et la Résolution de Conflits de l'Université du Burundi s'inscrit dans une volonté de participation active à la restauration et au maintien de la paix.
    Depuis mai 2004, une assistance technique est attachée à la Chaire UNESCO et contribue aux missions essentielles de la structure à savoir : promouvoir un système intégré de recherche, de formation, d'information et de documentation dans les domaines de l'éducation à la paix de la résolution de conflit, des droits de l'homme de la démocratie et la de tolérance ; développer la coopération inter-universitaire et sous-régionale ; améliorer l'implantation de l'Université dans la communauté burundaise.

    Sa contribution consiste en l'identification de personnes ressources, le contact avec les associations locales travaillant dans le domaine, avec les organes institutionnels nationaux et les organisations internationales, la constitution d'un pool d'experts nationaux, la réalisation et la publication de travaux de recherche, l'établissement de contacts avec les autres Chaires et d'autres partenaires mais aussi la recherche de fonds permettant la poursuite du projet.

    Un atelier de réflexion sur le programme d'éducation civique a été organisé fin 2004 et six autres formations à l'attention de publics - cibles sont prévues en 2005.


    2.3.2. Mise en place d'un diplôme d'études supérieures spécialisées en Droits de l'Homme et résolution pacifique des conflits

    Le seuil de violence et la situation des droits de l'homme ont atteint un niveau des plus préoccupants au Burundi. La recrudescence récente du phénomène de viols y-compris ceux impliquant des enfants en bas âge est un des indices des plus négatifs sur l'état de la société burundaise.
    Des phénomènes tels que l'impunité, la corruption, le déficit de l'encadrement de l'administration, voire l'isolement de certaines institutions locales ont été observés récemment. Cette dévalorisation ne s'est pas limitée au niveau institutionnel, les rapports-mêmes entre les différents groupes ethniques et sociaux fondés sur la solidarité et les échanges divers ont souvent été détruits par la crise.

    Dans ce contexte, la réhabilitation des valeurs positives à la base de la communauté est une voie prioritaire pour retrouver les piliers de la société. C'est en partant de ces valeurs fondamentales et de leur lien avec les droits humains fondamentaux que l'Etat de droit, garant du respect des droits et devoirs de chaque citoyen, pourra se reconstruire. Retrouver des valeurs positives, réinstaurer la confiance, la tolérance et la paix, nécessite de s'investir dans la culture de la paix.

    Dans ce cadre, l'APEFE appuie le lancement d'un Diplôme d'Etudes Supérieur Spécialisé en Droits de l'Homme au sein de la Chaire UNESCO de l'Université du Burundi.
    Une assistante technique est chargée d'assurer sa mise en Suvre depuis juillet 2004. Cette formation pluridisciplinaire est destinée à une trentaine d'acteurs du monde judiciaire et des associations locales actives dans le secteur. Les cours sont donnés à horaire décalé par des professeurs visiteurs et des nationaux. Des activités de recherche seront menées dans le cadre des travaux d'études réalisés par les bénéficiaires de la formation.


    2.3.3. Renforcement structurel de la production des télévisions burundaise et rwandaise par une formation d'équipes de production et de post-production

    Au Burundi, les besoins de la RTNB sont immenses en matière de formation. Les retards accumulés face aux technologies nouvelles qui bouleversent les méthodes de travail creusent un fossé qui ne cesse de s'élargir et qui met en péril le développement.
    Les enjeux sont donc d'autant plus importants que les pays d'Afrique des Grands Lacs s'attachent beaucoup aujourd'hui à restaurer une paix civile qui a fait défaut ces dernières années, avec une volonté réelle de garantir les libertés. La création audiovisuelle renforce l'identité culturelle et la cohésion sociale. La perspective des élections a motivé la coopération fédérale belge à investir dans un plan de réhabilitation de la radio-télévision publique burundaise garante d'une information pluraliste.

    Moyennant la mise en oeuvre d'une stratégie de formations progressives et cohérentes agissant sur toute la chaîne de production, le CIRTEF et l'APEFE contribuent à asseoir une réelle production propre. Suite à une mission menée début 2004, un plan global de formation a été formulé avec les partenaires.

    Dans ce cadre, deux formations in situ ont été menées durant l'année : l'une en l'exploitation audio-numérique ; l'autre en scénarisation. Pour 2005, le plan prévoit deux autres formations.


    Complémentairement au projet d'appui de l'enseignement technique belge auquel l'APEFE est associée, la nécessité d'un appui au département des Sciences Appliquées de l'ENS s'est confirmée.
    Ce département contribue à la formation des futurs enseignants des filières technologiques de l'enseignement secondaire burundais. Une mission d'identification et d'évaluation de l'ENS a été organisée fin 2004 et a formulé des recommandations. Sur cette base, des appuis ciblés sont envisagés durant l'année 2005.


    2.3. Gouvernement et société civile: aide au maintien de la paix à l'issue du conflit, et liberté de l'information


    2.3.1. Appui à la Chaire Unesco en Education à la Paix et à la Résolution des conflits au sein de l'Université du Burundi
     
    Le séminaire tenu en mai 2004 sur l'Etat des lieux de l'Education à la Paix a permis la formulation des priorités suivantes :
    • promotion d'une éducation à la citoyenneté et aux valeurs démocratiques,
    • développement de programmes qui rapprochent les différentes composantes de la population,
    • mise en place d'un processus de démocratisation s'attachant à concilier les valeurs culturelles universelles commune
    •  réhabilitation des sinistrés dans la paix et avec équité, 
    • lutte contre l'impunité,
    •  mise en Suvre des dispositions relatives à la réconciliation.
    • La renforcement de la Chaire UNESCO en Education à la Paix et la Résolution de Conflits de l'Université du Burundi s'inscrit dans une volonté de participation active à la restauration et au maintien de la paix.
      Depuis mai 2004, une assistance technique est attachée à la Chaire UNESCO et contribue aux missions essentielles de la structure à savoir : promouvoir un système intégré de recherche, de formation, d'information et de documentation dans les domaines de l'éducation à la paix de la résolution de conflit, des droits de l'homme de la démocratie et la de tolérance ; développer la coopération inter-universitaire et sous-régionale ; améliorer l'implantation de l'Université dans la communauté burundaise.

      Sa contribution consiste en l'identification de personnes ressources, le contact avec les associations locales travaillant dans le domaine, avec les organes institutionnels nationaux et les organisations internationales, la constitution d'un pool d'experts nationaux, la réalisation et la publication de travaux de recherche, l'établissement de contacts avec les autres Chaires et d'autres partenaires mais aussi la recherche de fonds permettant la poursuite du projet.

      Un atelier de réflexion sur le programme d'éducation civique a été organisé fin 2004 et six autres formations à l'attention de publics - cibles sont prévues en 2005.


      2.3.2. Mise en place d'un diplôme d'études supérieures spécialisées en Droits de l'Homme et résolution pacifique des conflits

      Le seuil de violence et la situation des droits de l'homme ont atteint un niveau des plus préoccupants au Burundi. La recrudescence récente du phénomène de viols y-compris ceux impliquant des enfants en bas âge est un des indices des plus négatifs sur l'état de la société burundaise.
      Des phénomènes tels que l'impunité, la corruption, le déficit de l'encadrement de l'administration, voire l'isolement de certaines institutions locales ont été observés récemment. Cette dévalorisation ne s'est pas limitée au niveau institutionnel, les rapports-mêmes entre les différents groupes ethniques et sociaux fondés sur la solidarité et les échanges divers ont souvent été détruits par la crise.

      Dans ce contexte, la réhabilitation des valeurs positives à la base de la communauté est une voie prioritaire pour retrouver les piliers de la société. C'est en partant de ces valeurs fondamentales et de leur lien avec les droits humains fondamentaux que l'Etat de droit, garant du respect des droits et devoirs de chaque citoyen, pourra se reconstruire. Retrouver des valeurs positives, réinstaurer la confiance, la tolérance et la paix, nécessite de s'investir dans la culture de la paix.

      Dans ce cadre, l'APEFE appuie le lancement d'un Diplôme d'Etudes Supérieur Spécialisé en Droits de l'Homme au sein de la Chaire UNESCO de l'Université du Burundi.
      Une assistante technique est chargée d'assurer sa mise en Suvre depuis juillet 2004. Cette formation pluridisciplinaire est destinée à une trentaine d'acteurs du monde judiciaire et des associations locales actives dans le secteur. Les cours sont donnés à horaire décalé par des professeurs visiteurs et des nationaux. Des activités de recherche seront menées dans le cadre des travaux d'études réalisés par les bénéficiaires de la formation.


      2.3.3. Renforcement structurel de la production des télévisions burundaise et rwandaise par une formation d'équipes de production et de post-production

      Au Burundi, les besoins de la RTNB sont immenses en matière de formation. Les retards accumulés face aux technologies nouvelles qui bouleversent les méthodes de travail creusent un fossé qui ne cesse de s'élargir et qui met en péril le développement.
      Les enjeux sont donc d'autant plus importants que les pays d'Afrique des Grands Lacs s'attachent beaucoup aujourd'hui à restaurer une paix civile qui a fait défaut ces dernières années, avec une volonté réelle de garantir les libertés. La création audiovisuelle renforce l'identité culturelle et la cohésion sociale. La perspective des élections a motivé la coopération fédérale belge à investir dans un plan de réhabilitation de la radio-télévision publique burundaise garante d'une information pluraliste.

      Moyennant la mise en oeuvre d'une stratégie de formations progressives et cohérentes agissant sur toute la chaîne de production, le CIRTEF et l'APEFE contribuent à asseoir une réelle production propre. Suite à une mission menée début 2004, un plan global de formation a été formulé avec les partenaires.

      Dans ce cadre, deux formations in situ ont été menées durant l'année : l'une en l'exploitation audio-numérique ; l'autre en scénarisation. Pour 2005, le plan prévoit deux autres formations.
Dernière mise à jour : ( 23-05-2006 )
 
 

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